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Il y a tellement à dire sur cette période ! Elle nous apparaît contraignante, triste, inutile, sans fondement. Une guerre, toujours meurtrière, à quelques heures de Paris. Des manifestations dans Paris. Des migrants mal-traités. Des personnes tuées dans une église, un enseignant sur un trottoir. Des chiffres, répétés, assénés, assommants. Des conférences de presse, des allocutions, des lois, des décrets. Des spécialistes partout, des experts de tout.

Mais pourquoi diable ne s’en sort-on pas ?

Mais au fait, de quoi ?

Quelle question ! De la pandémie bien sûr…ou des attentats…des manifestations…des manifestants…des tueries…des abus de pouvoir…des informations…ou des médias ?

 

J’y ai déjà fait référence dans ce billet il y a quelques temps, car les chiffres parlent d’eux-mêmes. Regardons, interrogeons : ceux du cancer, de la pollution, de la voiture, du tabac, de l’alcool, du paludisme, de la famine ! Avons-nous eu, aura-t-on, le courage d’un tel acharnement avec ces fléaux qui pourtant nous affligent depuis des décennies.

J’aimerais que ces questions interrogent le plus grand nombre et que nous mettions, enfin, les priorités, les efforts, au bons endroits : faim dans le monde, sans domicile, salaire de base universel et inconditionnel, éducation…

 

Je ne suis ni négationniste ni complotiste, le virus qui nous attaque est une méchante bête, féroce. Cela n’est pas discutable. Comme le sont les statistiques, indiscutables : vous êtes (un peu) âgé, vous avez (un peu) de surpoids, vous avez une maladie chronique (hypertension, diabète, cœur…) alors oui, le virus peut vous atteindre, méchamment, violemment. Comme le montre les statistiques, toujours indiscutables : parfois, rarement, il frappe d’autres personnes. Donc oui il faut s’en méfier. Oui il faut prendre des mesures, mais que diable des mesures…mesurées !

 

Je ne veux pas d’un monde où mes enfants puis mes petits enfants, travailleront, paieront encore pour le mal que nous nous faisons aujourd’hui. Je ne veux pas d’un monde où l’on dirige au nom de la santé car alors on ne dirige plus, on contraint. Je ne veux pas d’un monde contraignant.

J’ai cette chance, inouïe, d’être Français, de vivre en France (je reprends les propos de Bruno Lemaire, actuel ministre : « Putain je suis français, c’est la classe ! »). La chance d’avoir voyager. Vu d’autres pays, d’autres gens. Et vu dans leur regard l’envie ou le respect que provoquait, c’est selon, d’avoir dit « Je viens de France ».

 

Je suis né et je vis dans le pays des lumières, de la littérature, de la musique, de la poésie, du bon goût, du respect de l’autre, de l’accueil de l’autre forcément différent, du bon vin, de la gastronomie, des engueulades (merci Messieurs Goscinny et Uderzo, merci Astérix) et des réconciliations autour d’un banquet ou d’un saucisson. Rien n’y est parfait, tout est à y travailler mais c’est le pays de la LIBERTÉ.

Je veux porter cet élan, je veux le transmettre aux autres, à mes enfants, à mes descendants, à plus encore. Je veux y croire. Je veux croire à la vie. Je crois en la vie, comme en moi, comme en vous.

 

Je ne sais pas, je n’y suis pas compétent, si le masque sert à quelque chose. Aujourd’hui je le porte, simplement par respect pour les autres. Pour ceux qui y croient. Pour ceux qui peut-être savent. Mais je ne le porterais pas plus que nécessaire, pas toujours, pas longtemps. De même je ne laisserai pas MA VIE être bouleversée alors que concrètement, objectivement, rien ne l’y invite. Pas plus cette bête maléfique que bien d’autres avant elle, ou d’autres fléaux bien pires aujourd’hui.

 

Je garde les yeux ouverts, les sens en alerte, attentif et conscient des enjeux du moment, car je ne veux, en rien, être privé de ma liberté fondamentale de m’exprimer, de me déplacer, d’accompagner, de dépenser, de lire, de jouer, d’apprendre, d’enseigner. De vivre, simplement, tout simplement.